Le Burn-Out Maternel: on en parle ?

3 août 2015

Il y a des sujets dont on parle moins facilement. Pas simple de parler de burn-out maternel à ses amis, à sa famille pour s'entendre dire "oh oui je sais ce que c'est, t'as qu'a juste lever le pied".  A ce moment là on ne sait pas si ils ne comprennent pas, s'ils ont oublié ou si simplement ça ne les concerne pas!

Juste lever le pied ! Ah oui ça on aimerait bien, mais on commence par où ? On s'arrête  de préparer les repas, de faire les lessives, de s'occuper des kids, de faire aide-soignante, de les emmener à la crèche, à l'école, au sport, de se lever à 7h tous les jours même le week end, ou bien quoi, on démissionne? Alors certes, on a voulu devenir ces wonderwomen, mères admirables, amantes parfaites et employés modèles, comme si l'exemple de nos mères, restées sagement à la maison n'était soudain plus bon à suivre! On s'est révolté, affirmé, libéré! Et pourtant...

Chaque jour est un marathon, 42,195km de course effrainée où l'on doit donner toujours plus, toujours mieux, où l'on partage sans compter son temps, son energie et puis à force on s'essouffle. Pas de répis pour nous mesdames: après 9 mois de grossesse et des heures de labeur sur les étriers on pense que la délivrance est là! Ne l'aurait-on pas  enfin méritée cette nuit de repos? Non, on continue: ça commence par les tétées nocturnes à la maternité puis  ça repart de plus belle avec les colliques, les nuits, les  dents, la fièvre... On pense au fond de soi "ça ira mieux quand il sera plus grand". On sert les dents, on pleure en cachette de peur de perdre cette jolie facette de mère parfaite! Qui trompe t-on ? Ca fait des mois que l'on a le teint pâle, les yeux fatigués... et qu'on ne supporte plus les pleurs et les cris de ces enfants qu'on aime tant.
Combien de temps pourra t-on tenir ? Une semaine de plus, un mois, voire deux... jusqu'au jour où notre propre corps nous lache.  Maman n'est plus...le burn-out est là!

D'abord, on culpabilise de ne pas être à la hauteur, là où d'autres semblent s'en sortir admirablement! Et puis on s'isole, on réfléchit sur ce qu'on pourrait faire de mieux sans jamais trouver LA solution.
Parce qu'il n'y en a pas sauf à accepter que l'on ne peut pas tout faire. Il faut apprendre à se retrouver, à oublier pour un temps la maman qu'on est pour aller s'éclater sur les dance-floors, boire des verres en terrasse entre copines, de flasher sur un sac attrocement cher sans culpabiliser, bref se faire plaisir à soi et uniquement à soi! Et tampis si le linge n'est pas repassé, le ménage pas faiit. Il faut réapprendre à dire non, à oublier (tous) les autres le temps d'une soirée, d'un jour ou même d'une semaine! Biensur certaines personnes porteront un jugement (et sans doute les mêmes qui n'ont jamais proposé un coup de main), alors ignorez les ou si vraiment ça vous démange demandez leur à quelle heure commence leur journée parce que les (vraies) vôtres commencent à 20h30 depuis que vous êtes mamans.

Moi pour une fois, j'ai décidé que Maman est en vacances!

 
Est ce que je vais appeler, prendre des nouvelles ou simplement vraiment décrocher ? 
Ce que je sais c'est qu'il me manquera mais les retrouvailles n'en seront que meilleures!

Pour les mamans belges qui ont besoin d'un peu d'aide (et parlent flamand), un évenement Burn Baby Burn se tiendra à Anvers le 11 Septembre 2015.

1 commentaire:

Isabelle de Guinzan a dit…

Oui, ça me semble vraiment une équation super difficile à moi tout ça. Mon baby boy est prévu pour novembre et j'espère vraiment que je pourrai compter sur le soutien de mes proches et réussir à ne pas trop en attendre de moi-même...